Opération World of Goo : les résultats

Nous vous en parlions la semaine dernière, les développeurs de l’excellent Word of Goo ont fait une opération spéciale permettant aux joueurs de verser ce qu’ils voulaient pour acheter le jeu.

Hier, 2D Boy a livré les premiers résultats de cette opération : 115 000$ de recettes pour plus de 57 000 copies vendues, un prix moyen versé par les joueurs de 2.03$, et quand même 17 000 personnes (près d’un tiers des acheteurs) qui ont versé le minimum possible, soit 0.01$ !

Une telle opération est très riche de sens. Les développeurs sont sûrement heureux puisque un an après la sortie du jeu, elle leur a permis de gagner un peu plus d’argent. Ceci dit, 2$ en moyenne pour un jeu d’aussi bonne qualité , c’est très faible et prouve qu’il est impossible pour un développeur de reproduire ce modèle à la sortie d’un jeu.

Cela montre aussi qu’une partie des joueurs ne jouent pas le jeu lorsqu’un développeur a le courage de sortir une telle offre.

Plus étonnant, les ventes sur Steam et sur WiiWare ont elles aussi décollé (alors que ces plateformes n’étaient pas concernées par l’opération), ce qui tend à prouver que cela a aussi eu des vertus en terme de communication puisqu’elle a fait découvrir le jeu à des personnes qui étaient passées à travers lors de sa sortie.

Sachez enfin que l’éditeur a décidé d’étendre l’expérience jusqu’au 25 octobre 2009. Avis aux retardataires !

Lien vers le jeu

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Quelques informations insolites sur le site

Après 4 mois d’activité, voici quelques informations en vrac que vous ne savez pas à propos de Criticator :

  • Le billet le plus consulté et le plus commenté sur le blog est, de très loin, un article sur la société Inforegistre, qui m’a d’ailleurs valu quelques désagréments juridiques.
  • Un internaute a visiblement aimé notre site puisqu’il a consulté 59 pages du site en 19 minutes.
  • Nous avons dépassé les 10 000 tests référencés en base (mais seulement 8 000 sont visibles actuellement).
  • C’est la catégorie PC, et la fiche du jeu Street Fighter IV, qui ont été les plus consultés. A noter que la fiche de l’excellentissime Uncharted 2 remonte à pleine vitesse et va sûrement le doubler.

Enfin, quelques mots clés étonnant par lesquels les internautes sont arrivés sur Criticator à partir de Google.

  • « beat zémol ps3″ –> quelques soucis d’orthographe pour cet internaute, qui voulait évidemment dire Beat’em All !
  • « blanche fesses et les sept sein » –> cf ce billet ;)
  • « gigantesque défouloir, immense pourvoyeur de tripaille » –> il s’agit d’une citation d’un test de jeuxvideo.com de X-men Origins : Wolverine. Qui peut bien chercher ça ?
  • « l’herbe qui apparait au fur et à mesure » –> là je ne vois pas

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World of Goo à prix librement fixé jusqu’au 19 octobre !

Pour fêter dignement le premier anniversaire de son jeu de réflexion encensé par la critique, le studio de développement indépendant 2D Boy a décidé de frapper fort et d’imiter un acteur célèbre pour avoir bouleversé les règles de la distribution de produit culturel en ligne : Radiohead.

En effet, World of Goo (dans sa version Windows, Mac OS ou Linux) est proposé en téléchargement à prix librement fixé par l’internaute jusqu’au 19 octobre 2009. Lorsqu’on constate comme le site officiel rame, victime de son succès, et que l’on se remémore de tristes chiffres (90% des World of Goo étaient piratés un mois après la sortie du jeu…), on espère que cette opération saura doper les revenus du studio qui, on le rappelle, a toujours rejeté les DRM, préférant croire en la noblesse d’âme des joueurs.

Notez qu’il faut posséder un compte Paypal pour profiter de cette opération.

C’est ici que cela se passe : http://2dboy.com/games.php

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Le jeu vidéo s’impose comme un loisir de masse

Entre juin et juillet 2009, TNS NIPO et Gamesindustry.com ont mené une étude dans six pays : Allemagne, Angleterre, Belgique, États-Unis, France et Pays-Bas. Il s’agissait d’analyser l’usage des jeux vidéo chez les individus, homme et femme, âgés de plus de 8 ans et disposant d’une connexion Internet. Ainsi, plus de 13 000 personnes ont été interrogées, dont 2 226 en France. Si les résultats de cette enquête ne révèlent rien d’extravagant, ils confirment néanmoins largement ce que les chiffres de ventes de jeux vidéo annonçaient : les Français connectés jouent BEAUCOUP.

C’est simple, la France compterait 25,4 millions de joueurs. Un Français sur trois. Soit 63% des Français ayant une activité sur Internet. On apprend que le jeu vidéo se positionne dans le trio de tête des loisirs les plus appréciés chez les plus jeunes — après la télévision et Internet. 95% des garçons âgés de 8 à 12 ans joueraient en moyenne six heures par semaine. Chez les 13-19 ans, on passerait à neuf heures de jeu hebdomadaire, ce qui place l’activité jeu vidéo au coude à coude avec la télévision et Internet. Et bien sûr, le pourcentage de joueurs s’étiole à mesure que l’on monte en tranches d’âge (même si 38% des plus de 50 ans joueraient, et plébisciteraient les jeux dits « d’entrainement cérébral »).

De jolis chiffres donc, mais qui ne sont rien comparés aux autres pays concernés par l’enquête : l’Allemagne compterait 65% de joueurs, la Belgique : 67%, les Pays-Bas : 70%, l’Angleterre : 73%, et les États-Unis : 83%. Ouch. Il reste encore un peu de marge.

Pour davantage de détails sur cette étude, notamment en ce qui concerne les dépenses liées au jeu vidéo, un résumé est accessible en ligne à cette adresse (PDF). Et pour les détails complets (graphiques, etc.), ça se passe ici : Étude nationale des jeux vidéo.

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Quand les développeurs nous imitent

La démo du jeu LittleBigPlanet sur PlayStation 3 est sortie il y a quelques semaines. Son but est assurément de relancer les ventes puisque le jeu est sorti il y a presque un an.  Quelle ne fut pas ma surprise en la parcourant : les développeurs ont eu l’idée d’inclure directement dans un niveau du jeu une revue de presse des tests publiés, qui sont évidemment très positifs. Un excellent moyen de faire la promotion de son jeu auprès des joueurs qui s’y intéressent en leur montrant à quel point le jeu a été apprécié par les professionnels du milieu.

J’en ai profité pour faire une vidéo de ce passage. Veuillez m’excuser d’avance de sa qualité (et du son qu’il va falloir un peu pousser), elle a été faite à l’artisanale, directement par enregistrement de l’écran de ma télé !

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De nouveaux sites référencés

Trois nouveaux sites font leur apparition aujourd’hui dans la revue de presse Criticator : il s’agit des sites Xboxygen, Gamalive, et Gamers.fr, ce qui porte le nombre de sites référencés à 29.

Xboxygen est comme son nom l’indique un site dédié à la Xbox 360, à la réalisation graphique indéniablement réussie. Son système de notation est sur 5 (sous forme de manettes), et les tests sont souvent assez longs. La fréquence de publication est soutenue.

Gamalive est quant à lui un site généraliste, à la fréquence de publication moindre, et qui note également sur 5 (sous forme d’étoiles), mais avec la possibilité de mettre des demi-étoiles. Le site est fondé par des journalistes professionnels du jeu vidéo et a pour ambition de porter un oeil différent sur le monde vidéoludique.

Enfin, Gamers.fr est un site généraliste très ancien (fondé en 2000 et anciennement connu sous le nom de Best4gamers) doté d’une communauté assez importante. Le système de notation est sur 10.

Ces sites ont d’ores et déjà tous leurs tests référencés jusqu’en mai 2008. Parmi leurs derniers tests, on peut citer The Beatles : Rock Band (Xboxygen), Professeur Layton et la boite de Pandore (Gamalive) ou bien Warhammer 40.000 : Dawn of War II (Gamers.fr).

Best4Gamers

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Un logiciel pour faire des maquettes de sites

Quand on réfléchit à une interface web, il est mieux de faire des maquettes définissant les zones et l’architecture globale du site, pour visualiser ce que cela donnera avant d’attaquer design et intégration. Plein de logiciels existent, du simple éditeur html à Powerpoint, mais rien de simple et vraiment dédié à ce type de travail.

Heureusement, lors de la conception de Criticator, j’ai trouvé un logiciel parfait pour cela : simple, rapide et efficace, il s’agit de Balsamiq Mockups.

L’interface est simple, très bien conçue et les maquettes reproduites donnent l’impression que tout a été tracé au crayon de papier, ce qui donne un effet sympa.

Ce logiciel est développé à l’origine par un jeune italien, ancien développeur chez Adobe, qui a décidé de se lancer seul dans l’aventure de l’entrepreneuriat en créant ce logiciel. Le succès a été rapidement au rendez-vous, et ils sont plusieurs maintenant à travailler dessus.

Balsamiq Mockups est en plus très abordable (79$) et la licence est à vie. En plus, le logiciel est très souvent mis à jour (quasiment toutes les semaines) et le blog officiel est très actif

Pour avoir un aperçu de ce que cela donne, voici les premières maquettes faites lors de la conception de l’architecture de Criticator (cliquez pour agrandir) ! Finalement, le site ressemble pas mal à cela non ?

jeux_fiche index

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Plein de nouvelles fonctions sur le site

Nous venons de mettre en ligne un certain nombre de nouvelles fonctionnalités sur Criticator. Rien de révolutionnaire mais tout un tas de petits ajustements pour rendre le site plus agréable et plus convivial.

En vrac :

  • En bas de page, vous avez le nombre total de tests et de jeux référencés.
  • Lorsque vous consultez les tests d’un jeu, en mettant la souris sur la note, vous verrez la note originale du site mise selon sa propre notation.
  • La page Sources a évolué, vous permettant d’avoir le listing des auteurs publiant des tests sur le site en question.
  • Lorsque vous zoomez sur une jaquette de jeu, sa taille s’ajuste en fonction de votre résolution d’écran.
  • Et plein d’autres petits détails sur le site (vérification en temps réel de la validité champs dans le formulaire d’inscription etc…) et sur l’interface qui nous permet de le mettre à jour.

Evidemment, vous avez du remarquer que la forme du blog a aussi changé, pour être plus ressemblante au site et garder ainsi une certaine cohérence. J’espère que cela vous plaira. En début de semaine prochaine, un nouvel élément d’importance va se rajouter. On approchera ainsi de la fin de la todo-list qui avait été faite dès les débuts du projet et donc d’une version finale de Criticator ! Ouf !

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Criticator se met à l’anglais

Nous avons beaucoup réfléchi (si si !) sur comment faire une revue de presse de la meilleure qualité possible. Parmi les critères, il nous a semblé que la qualité des titres agrégés est primordiale. Le problème, c’est que certains sites internet de qualité ne sont pas français bien évidemment. Mais comme une revue de presse mixant anglais et français serait déroutante, il fallait trouver une solution.

Pour pallier à ce problème, nous avons décidé d’agréger quelques sites de tests anglais ou américains, et de traduire les citations, pour nos lecteurs qui ne maitrisent pas très bien la langue de Shakespeare.

Voila comment ça marche :

  • Comme pour un test français, les noms du site et de l’auteur, la note, le lien direct et un passage sélectionné par nos soins sont cités.
  • En revanche, pour bien marquer le fait qu’il s’agit d’un titre écrivant ses articles en anglais, un petit drapeau anglais est affiché avant le nom de la source.
  • Egalement, à droite du nom de la source et de l’auteur, vous avez la possibilité de passer de la traduction faite par nos soins à la citation originale. C’est évidemment le texte traduit qui s’affiche par défaut.

Nous avons commencé à référencer deux titres, peut-être les deux plus célèbres sur internet (en tout cas ce sont les plus visités) : il s’agit de Gamespot et IGN. Notre objectif n’est toutefois pas d’être ultra exhaustif sur l’anglais mais uniquement d’agréger les très grosses références étrangères et de vous inciter à les découvrir et à les apprécier.

Enfin, une dernière remarque pour nos lecteurs les plus à l’aise avec l’anglais : nos traductions ne sont pas purement littérales, mais sont faites pour restituer l’esprit de l’article, puisqu’après tout c’est le but de Criticator. Cependant, si vous constatez un gros contresens (ce qui peut arriver mais devrait rester exceptionnel), n’hésitez pas à nous le signaler.

traduc

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‘Summer of Arcade’ ou l’intelligence marketing

Le mois d’août s’achève et avec lui la deuxième opération Summer of Arcade de Microsoft. Initiée le 30 juillet 2008 avec la sortie de Geometry Wars Evolved 2 sur le Xbox Live Arcade — l’incontournable service en ligne de la Xbox 360 —, cette opération visait haut dès l’origine : proposer chaque semaine en téléchargement un jeu capable de rassasier les joueurs mis à la diète comme tous les ans à cette période, les éditeurs privilégiant les sorties de gros jeux à partir de la rentrée et jusqu’à Noël — un crescendo rythmique chaque année plus excessif, qui pousse nombre de bons jeux vers l’échec commercial.

Microsoft fit donc le pari de combler la période estivale et parvenir à faire taquiner la manette à des joueurs qui préfèreraient éventuellement taquiner le sable du gros orteil. Et pour ce faire, nulle autre alternative que proposer des jeux de qualité : ce qui fut réalisé haut la main l’an passé avec la salve de jeux XLA Geometry Wars Evolved 2, donc, suivi de l’énorme succès critique Braid, les superbes remakes Bionic Commando Rearmed et Galaga Legions, et la poule aux œufs d’or Castle Crashers en guise de dessert. L’été 2008 fut qualitativement impressionnant pour les joueurs Xbox 360 et Microsoft devait frapper fort en 2009 pour réitérer l’exploit.

À l’aube de la rentrée, l’heure du bilan s’impose alors.

Un été en pente raide

Premier jeu à débarquer cet été sur le XLA, ‘Splosion Man a rapidement conquis les critiques avec son gameplay simple et original et son level design au poil qui incite à la course au chronomètre. Pour rappel, le joueur contrôle une créature issue d’une expérience ratée et dotée d’une surprenante capacité : celle de se faire exploser à volonté — pour bondir ou exploser les fous qui tentent de stopper la folle fuite de cette créature toute-puissante. Si le jeu manque de variété dans ses décors, il compense cette faiblesse par un mode multijoueurs jouissif et une bonne dose d’humour.

La semaine suivante, Microsoft a fait vibrer la corde nostalgique en proposant Marvel vs Capcom 2, remake du jeu de baston phare de l’année 2000 qui fit sensation sur feu la Dreamcast de Sega. Si le jeu a accusé le poids des ans (sprites grossiers) et probablement subi l’ombre de l’ogre Street Fighter IV, il a tout de même été très bien accueilli. C’est qu’avec son gameplay accessible (d’aucuns diront bourrin) et spectaculaire et ses cinquante-six (!) personnages jouables, épaulés par un rutilant mode en ligne, le jeu conserve quelques arguments aux yeux des amateurs de castagne.

Suivit alors un autre remake, en 3D cette fois : Teenage Mutant Ninja Turtles : Turtles in Time Re-Shelled. Assurément l’un des plus faibles jeux de ce Summer of Arcade qualitativement, la presse numérique spécialisée en a inexplicablement boudé le test et, quand elle s’y colla, n’hésita pas à sanctionner le jeu pour ses choix : remake du jeu d’arcade plutôt que de la version Super Nintendo, refonte pas toujours heureuse des graphismes, réarrangement des musiques, suppressions ou modifications diverses (stages, boss, coups…), difficulté revue à la baisse et impossibilité de rejouer à la version d’origine — comme il est d’usage de le faire avec les remakes modernes. Critiques comme vieux joueurs n’ont pas pardonné, et si tous s’accordent à dire que le jeu n’est pas mauvais (ceux qui n’ont pas connu l’original se régaleront sûrement), le beat them all d’Ubisoft Singapour déçoit malgré tout. L’attente derrière les remakes est inévitablement plus forte que derrière les nouvelles licences…

Bien conscient de l’aura dont bénéficiait l’un de ses modestes jeux sur PC (Trials 2 : Second Edition) auprès d’une communauté de connaisseurs, le développeur finlandais RedLynx a tenté la déclinaison XLA : Trials HD naissait. Jeu de trial, cette discipline qui consiste à franchir d’improbables obstacles à moto, le titre de RedLynx a semblé surgir de nulle part avec son gameplay simplissime mais ô combien subtil. Le joueur contrôle un motard sur une ligne en deux dimensions, dans un environnement 3D. Il ne peut donc qu’avancer ou reculer, accélérer ou freiner. La nuance de gameplay essentielle réside dans l’inclinaison du corps du motard, plaqué sur sa roue arrière ou penché vers sa roue avant. Beaucoup d’internautes ont déjà éprouvé cette maniabilité élémentaire via divers jeux en Flash exploitant cette idée. RedLynx n’a fait que pousser le concept avec une réalisation de haute tenue, un moteur physique plus réaliste et un gameplay analogique obligeant à maîtriser ses pulsions (puissance des gaz ou du freinage sur les gâchettes de la manette). Ajoutez à cela quelques fonctionnalités online malines (et un inexplicable raté au niveau du partage des circuits créés par l’utilisateur…) et on obtint un jeu imparable au pouvoir d’addiction rare. Pour beaucoup le meilleur jeu de l’année sur le Xbox Live Arcade.

Et comme l’an passé, le planning estival concocté par Microsoft recelait une ultime cerise. Certes pressentie, puisqu’une partie de l’équipe en charge de sa réalisation est à l’origine des bulldozers Unreal Tournament III et Gears of Wars 1 & 2, mais cela restait à confirmer. Shadow Complex a donc été lâché dans les tuyaux le 19 août et la presse spécialisée est tombée à genoux, de béatitude. Reprenant à la lettre la mécanique de jeu de Super Metroid (Super Nintendo) en la saupoudrant d’un zeste de RPG (niveaux d’expérience) dans un univers rappelant furieusement Metal Gear Solid, le jeu est un cri d’amour au genre plate-forme/exploration/action old school. Là encore, le gameplay est 2D dans des environnements 3D de toute beauté.

Et sur ce coup d’éclat, Microsoft referma son cahier de vacances, le sourire en coin, bien conscient d’avoir livré cette année encore une salve de jeux « indépendants » à bas prix de très haute qualité. En comparaison, le PlayStation Network de Sony fait pâle figure. Pire, seulement la moitié des jeux livrés lors de ces Summer(s) of Arcade débouleront sur la console de Sony, avec du retard (Braid ou Castle Crashers, disponibles depuis plus d’un an sur Xbox 360, ne débarqueront pas sur PlayStation 3 avant plusieurs semaines). Ces « petits » jeux souvent vite best-sellers font même s’interroger les gros éditeurs sur la pertinence du modèle « beaucoup de cash pour développer un gros jeu » (ou « AAA game »). L’émergence du jeu dématérialisé a permis le retour à une innovation salvatrice dans une industrie de plus en plus frileuse, le coût de développement des jeux atteignant des sommets et les flops commerciaux pouvant avoir une grave incidence sur la santé de leurs développeurs/éditeurs.

Clash : Future is unwritten

Avec sa future PSP Go, Sony sera le dernier à suivre la mode des mini-jeux indépendants (baptisés sobrement « Minis »), après Microsoft (Xbox Live Arcade, Community Games) et Nintendo (WiiWare, DSiWare). Dans une sphère pas si éloignée, Apple et son App Store ont largement prouvé qu’il y avait là un marché à prendre. Reste à chacun de définir sa stratégie : accepter n’importe quoi sur l’autel de la diversité, au risque de perdre le consommateur avec un catalogue sans fin et/ou médiocre ; ou miser sur la qualité avec des exigences ou, tel Microsoft, des plannings événementiels qui assoient l’image d’une machine auprès d’un certain type de joueurs.

En outre, avec la guerre annoncée depuis la baisse de prix de la PlayStation 3 (voire la renaissance de la franchise PlayStation, avec la PSP Go et la somme de changements marketing introduits), les prochains mois devraient être passionnants et largement profiter au consommateur.

Et vous, quels jeux vous ont scotché cet été ?

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