Les meilleurs jeux de 2009

Vous l’aurez peut-être noté, un nouvel onglet top 2009 est apparu dans le menu du site. Il s’agit d’une rétrospective de l’année 2009, ou vous trouverez un top 10 des meilleurs jeux toutes plateformes confondues puis plateforme par plateforme. De quoi vous aiguiller pour Noel, afin de vous faire offrir le jeu incontournable qui vous manquerait.

J’ai également fait un classement des sites, ou on peut voir la note qu’ils mettent en moyenne aux jeux testés. Il y a de grandes variations, et parfois quelques surprises par rapport à la réputation de certains sites.

Etes-vous d’accord avec ces classements ? En ce qui me concerne et en prenant en compte ce à quoi j’ai joué, oui, mais je ne suis pas forcément objectif :)

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Les jeux vidéo doivent-ils être moraux ?

Au début, il y avait les jeux vidéo inoffensifs, basés sur des concepts simples et manichéens. Il fallait sauver la princesse capturée par un infâme méchant, il fallait sauver le monde d’une destruction certaine.

Depuis, avec le vieillissement de l’âge moyen des joueurs et l’explosion du marché, des jeux plus matures et moins caricaturaux sont apparus. Certains sont mêmes allés jusqu’à brouiller l’image du héros classique : on y tue, vole, pille, et la morale y a une place toute relative. Malgré tout, on est bien souvent  le gentil de l’histoire, car il y a toujours plus méchant (flic ripoux, terroriste afghan ou grand-mère acariâtre, faites votre choix).

Mais depuis quelques mois, les choses semblent s’accélérer en matière de controverse et de violence

Call of Duty : Modern Warfare 2 franchit un pas, puisqu’une des missions du jeu vous fait incarner un agent infiltré chez un groupuscule terroriste qui va massacrer des civils dans un aéroport (pour ceux qui veulent voir à quoi cela ressemble, cela se passe ici). Non pas que l’on n’ait pas fait pire auparavant, (un jeu nippon vous proposait il y ‘a quelques mois de violer des étudiantes), mais c’est la première fois à ma connaissance qu’un blockbuster ose une telle scène de violence gratuite ou le but de la mission est de tuer des civils. Il est vrai que le jeu multiplie les avertissements sur le caractère violent de certaines scènes et permet même de les zapper, mais soyons réalistes : aucun joueur n’acceptera de s’auto-censurer un jeu.

Alors certes, il était déjà possible dans certains jeux de tuer des civils (les séries GTA ou Hitman par exemple), mais cela n’avait jamais été fait via une mission ou le but était de faire un carnage total d’innocents. On peut même envisager que les développeurs aient voulu faire de cette scène un moment mettant mal à l’aise le joueur et dénonçant l’horreur du terrorisme. Mais on peut aussi y voir un moyen de créer une polémique et faire parler de soi.

airport

Sans rentrer dans la caricature du gamer qui soutient contre vents et marées que le jeu vidéo n’a aucune influence sur des comportements humains « dans la vraie vie », ou dans celle opposée expliquant qu’un joueur devient un psychopathe en jouant à des jeux violents,  on peut légitimement se demander s’il est positif de proposer ce genre de scènes dans un jeu. Est-ce indispensable dans un scénario ? Ne peut-on pas trouver d’autres rebonds scénaristiques que celle de massacrer une population dans un aéroport ? Etait-il nécessaire de concevoir ce niveau ou le joueur incarne lui-même le tueur, alors qu’il aurait été très simple de juste évoquer cet « évènement » sans le faire jouer ? Evidemment, la polémique est facile en la matière,  génératrice de publicité, et attire le soutien d’une partie des joueurs ne souhaitant voir aucunes limites dans les jeux.

Puisque tout semble possible en jeux vidéo,  allons-y, créons pourquoi pas le GTA ultime, celui ou une des missions consistera à aller tuer la famille de son ennemi dans la maison familiale ou frapper à coup de batte de baseball une grand-mère en maison de retraite ! Succès garanti, controverse aussi, mais pas sûr que le jeu vidéo en ressorte grandit.

Quand on voit les tueries qui ont eu lieu dernièrement dans le monde, perpétrées par des adolescents influençables et instables psychologiquement, et souvent joueurs, les développeurs doivent forcément prendre leur part de responsabilité et s’interroger sur l’opportunité de ce genre de scènes, y compris pour un public adulte. La violence, et même l’ultra violence gratuite, est forcément intégrée différemment par un joueur que par un spectateur dans une salle obscure, puisqu’il est lui-même le protagoniste et incarne le rôle.

N’est-il pas inquiétant de penser qu’une partie des joueurs prendront plaisir lors de cette scène, la referont encore et encore (on peut déja le lire sur certains forums) et s’inquiéter sur les conséquences potentielles que cela peut avoir chez des personnes fragiles et influençables ? Le jeu vidéo doit je crois encore murir, et il reste beaucoup de domaines ludiques à explorer sans avoir besoin de recourir à une violence toujours plus forte pour attirer le public adulte.

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La délicate relation des sites avec les éditeurs

Deux polémiques agitent actuellement le monde de la presse vidéoludique, à l’occasion des sorties de Dragon Age : Origins et de Call of Duty : Modern Warfare 2.

Pour le premier, c’est le magazine Canard PC qui a lancé les hostilités, dans son édito du 5 novembre. Je cite :

« Electronic Arts est tellement angoissé, tellement dévoré par son désir de contrôle ou alors tellement certain de sa mainmise sur la presse de jeu vidéo – je vous laisse choisir votre réponse préférée, c’est ça la Presse 2.0 – que la société nous a clairement interdit de publier tout test de Dragon Age avant la date de sortie française, le 5 novembre… « À moins que vous ne nous garantissiez une très bonne note. »

On sait que les éditeurs ont tendance à envoyer leurs « mauvais » jeux à la presse le jour de leur sortie, afin que les premiers tests ne tombent que quelques jours plus tard, ce qui permet de vendre quelques exemplaires grâce à une campagne de promo efficace. Cette fois-ci, seuls les tests très positifs auraient droit de publication préalablement à la sortie (un site a toujours intérêt à publier un test avant ses confrères), tandis que les sites mettant une moins bonne note seraient sanctionnés en ne pouvant publier qu’ultérieurement. Evidemment, ce genre de pratiques, si elles s’avèrent exactes, ne peuvent être que condamnées.

Si vous voulez en savoir plus sur cette polémique, je vous invite à lire l’excellent article de Factornews à ce sujet, très complet.

Seconde polémique, qui concerne donc Modern Warfare 2. Son éditeur, Activision, a organisé un « séminaire » à Londres avant le lancement du jeu, au cours duquel la presse était conviée et pouvait tester le jeu « dans de bonnes conditions ». Comprendre « dans les conditions optimales pour mettre une bonne note ». Il est évident que le ressenti d’un jeu ne sera pas le même entre un test dans un pays étranger au cours duquel vous êtes choyé et et un test réalisé au bureau. Les testeurs du site Gamekult ont refusé de s’y rendre, et ont dénoncé cette pratique dans un article sur leur blog indiquant l’achat des exemplaires du jeu sur toutes les plateformes (soit une facture de plus de 300€).

La relation d’un site de jeux vidéo avec les éditeurs est forcément complexe : l’un juge le travail de l’autre, qui est en même temps son client (via l’achat d’espaces publicitaires). Il  faut donc compter sur la déontologie des testeurs pour ne pas céder aux sirènes de certains éditeurs et livrer des tests impartiaux. Et si vous ne faites pas confiance à un site en particulier, il vous reste Criticator pour avoir une vue globale et comparer les différents avis de la presse :D

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Arrivée de Supersoluce !

Non, ce n’est pas un super héros qui vient de débarquer sur Criticator, mais un nouveau site référencé : le site Supersoluce.com

Comme son nom l’indique, Supersoluce est un site axé sur les solutions de jeux pour toutes les plateformes (codes et astuces, mais surtout guides très complets pour finir les jeux, vidéos à l’appui). Le site a également une partie tests assez conséquente (plus de 200 tests sont déja référencés sur les 18 derniers mois).

Le site existe depuis plus de 2 ans et a réussi à rapidement fidéliser une petite communauté, avide de trouver des solutions complètes et de qualité pour leurs jeux. Un thème assurément porteur, puisque c’est comme ça que jeuxvideo.com a commencé il y a plus de 10 ans avec sa fameuse ETAJV, devenue aujourd’hui payante.

Un créneau qui n’est pas nouveau mais assurément facilité par les nouvelles technologies : les plus âgés d’entre nous se rappelleront surement les appels passés en cachette aux numéros surtaxés de l’époque pour être débloqué sur un jeu.

supersoluce

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Même les publicitaires s’y mettent

Sur Criticator, il n’y a pas énormément de pub pour l’instant, juste un petit carré à droite des pages. Cela risque de ne pas durer car il faudra bien un jour couvrir tous les frais de fonctionnement (ce qui est loin d’être le cas pour le moment).

En faisant mon checkup quotidien ce matin pour m’assurer que le site fonctionne, je constate qu’une des publicités affichées est celle pour le dernier GTA : Chinatown Wars sur PSP (ce n’est pas moi qui gère les publicités). Avec cette petite phrase « l’un des jeux les mieux notés de tous les temps ». Ce n’est pas totalement faux avec un note de 89/100. Reste plus qu’à nos amis publicitaires de citer la note Criticator en illustration quand ils mettent ce genre de phrases !

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Uncharted 2, le blockbuster de fin d’année

Quand on tient un site sur les jeux vidéo, il faut parfois savoir donner de sa personne. Uncharted 2 ayant pris place en haut du top des meilleurs jeux PS3 et des meilleures sorties des 6 derniers mois avec une note moyenne à ce jour de 94/100, il fallait vérifier cela. C’est ainsi que j’ai passé une partie du week-end à travailler jouer dessus ce week-end.

Dès la première scène du jeu (qui est une sorte de cliffhanger sur la suite des évènements), pas de doute possible : on est sur un jeu pas comme les autres. Graphisme, mise en scène, tout impressionne. Les douze heures suivantes, nécessaires pour terminer le jeu, ne feront que confirmer ce sentiment.

La citation du test de Eurogamer résume parfaitement ce jeu :  » Uncharted 2 n’a (…) rien de révolutionnaire, ni même d’innovant, mais il représente indéniablement la synthèse de tout ce que l’on sait faire de mieux aujourd’hui dans le jeu vidéo. »

En effet, du début à la fin, on est pris dans une histoire passionnante, épaulée par une réalisation hors du commun.

Alors certes, on pourra lui reprocher l’intelligence artificielle de ses ennemis qui n’est pas au niveau des autres aspects du jeu, ou encore des derniers chapitres pas plus épiques que le reste du jeu, mais le soin apporté au jeu et sa finition dans les moindres petits détails ne cessent d’impressionner. Par exemple, le carnet de Drake contient des indices pour les énigmes, mais aussi de nombreux clins d’oeil amusant aux personnages et à l’histoire du jeu, qui renforcent le sentiment de vivre une aventure dans un univers cohérent. Autre exemple : une skin bonus permet de rendre Drake obèse. Outre le fait que cette skin est incroyablement réaliste, même la voix de Drake change, et on entend son essoufflement lorsqu’il court… Tout dans ce jeu a été peaufiné, et on ne peut que féliciter l’équipe de Naughty Dog pour ce travail ahurissant.

Conclusion ? Si vous avez une PlayStation 3, l’achat s’impose. Si vous n’en avez pas, l’achat s’envisage. Faites confiance à la presse. Vous ne le regretterez pas.

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Opération World of Goo : les résultats

Nous vous en parlions la semaine dernière, les développeurs de l’excellent Word of Goo ont fait une opération spéciale permettant aux joueurs de verser ce qu’ils voulaient pour acheter le jeu.

Hier, 2D Boy a livré les premiers résultats de cette opération : 115 000$ de recettes pour plus de 57 000 copies vendues, un prix moyen versé par les joueurs de 2.03$, et quand même 17 000 personnes (près d’un tiers des acheteurs) qui ont versé le minimum possible, soit 0.01$ !

Une telle opération est très riche de sens. Les développeurs sont sûrement heureux puisque un an après la sortie du jeu, elle leur a permis de gagner un peu plus d’argent. Ceci dit, 2$ en moyenne pour un jeu d’aussi bonne qualité , c’est très faible et prouve qu’il est impossible pour un développeur de reproduire ce modèle à la sortie d’un jeu.

Cela montre aussi qu’une partie des joueurs ne jouent pas le jeu lorsqu’un développeur a le courage de sortir une telle offre.

Plus étonnant, les ventes sur Steam et sur WiiWare ont elles aussi décollé (alors que ces plateformes n’étaient pas concernées par l’opération), ce qui tend à prouver que cela a aussi eu des vertus en terme de communication puisqu’elle a fait découvrir le jeu à des personnes qui étaient passées à travers lors de sa sortie.

Sachez enfin que l’éditeur a décidé d’étendre l’expérience jusqu’au 25 octobre 2009. Avis aux retardataires !

Lien vers le jeu

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Quelques informations insolites sur le site

Après 4 mois d’activité, voici quelques informations en vrac que vous ne savez pas à propos de Criticator :

  • Le billet le plus consulté et le plus commenté sur le blog est, de très loin, un article sur la société Inforegistre, qui m’a d’ailleurs valu quelques désagréments juridiques.
  • Un internaute a visiblement aimé notre site puisqu’il a consulté 59 pages du site en 19 minutes.
  • Nous avons dépassé les 10 000 tests référencés en base (mais seulement 8 000 sont visibles actuellement).
  • C’est la catégorie PC, et la fiche du jeu Street Fighter IV, qui ont été les plus consultés. A noter que la fiche de l’excellentissime Uncharted 2 remonte à pleine vitesse et va sûrement le doubler.

Enfin, quelques mots clés étonnant par lesquels les internautes sont arrivés sur Criticator à partir de Google.

  • « beat zémol ps3″ –> quelques soucis d’orthographe pour cet internaute, qui voulait évidemment dire Beat’em All !
  • « blanche fesses et les sept sein » –> cf ce billet ;)
  • « gigantesque défouloir, immense pourvoyeur de tripaille » –> il s’agit d’une citation d’un test de jeuxvideo.com de X-men Origins : Wolverine. Qui peut bien chercher ça ?
  • « l’herbe qui apparait au fur et à mesure » –> là je ne vois pas

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World of Goo à prix librement fixé jusqu’au 19 octobre !

Pour fêter dignement le premier anniversaire de son jeu de réflexion encensé par la critique, le studio de développement indépendant 2D Boy a décidé de frapper fort et d’imiter un acteur célèbre pour avoir bouleversé les règles de la distribution de produit culturel en ligne : Radiohead.

En effet, World of Goo (dans sa version Windows, Mac OS ou Linux) est proposé en téléchargement à prix librement fixé par l’internaute jusqu’au 19 octobre 2009. Lorsqu’on constate comme le site officiel rame, victime de son succès, et que l’on se remémore de tristes chiffres (90% des World of Goo étaient piratés un mois après la sortie du jeu…), on espère que cette opération saura doper les revenus du studio qui, on le rappelle, a toujours rejeté les DRM, préférant croire en la noblesse d’âme des joueurs.

Notez qu’il faut posséder un compte Paypal pour profiter de cette opération.

C’est ici que cela se passe : http://2dboy.com/games.php

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Le jeu vidéo s’impose comme un loisir de masse

Entre juin et juillet 2009, TNS NIPO et Gamesindustry.com ont mené une étude dans six pays : Allemagne, Angleterre, Belgique, États-Unis, France et Pays-Bas. Il s’agissait d’analyser l’usage des jeux vidéo chez les individus, homme et femme, âgés de plus de 8 ans et disposant d’une connexion Internet. Ainsi, plus de 13 000 personnes ont été interrogées, dont 2 226 en France. Si les résultats de cette enquête ne révèlent rien d’extravagant, ils confirment néanmoins largement ce que les chiffres de ventes de jeux vidéo annonçaient : les Français connectés jouent BEAUCOUP.

C’est simple, la France compterait 25,4 millions de joueurs. Un Français sur trois. Soit 63% des Français ayant une activité sur Internet. On apprend que le jeu vidéo se positionne dans le trio de tête des loisirs les plus appréciés chez les plus jeunes — après la télévision et Internet. 95% des garçons âgés de 8 à 12 ans joueraient en moyenne six heures par semaine. Chez les 13-19 ans, on passerait à neuf heures de jeu hebdomadaire, ce qui place l’activité jeu vidéo au coude à coude avec la télévision et Internet. Et bien sûr, le pourcentage de joueurs s’étiole à mesure que l’on monte en tranches d’âge (même si 38% des plus de 50 ans joueraient, et plébisciteraient les jeux dits « d’entrainement cérébral »).

De jolis chiffres donc, mais qui ne sont rien comparés aux autres pays concernés par l’enquête : l’Allemagne compterait 65% de joueurs, la Belgique : 67%, les Pays-Bas : 70%, l’Angleterre : 73%, et les États-Unis : 83%. Ouch. Il reste encore un peu de marge.

Pour davantage de détails sur cette étude, notamment en ce qui concerne les dépenses liées au jeu vidéo, un résumé est accessible en ligne à cette adresse (PDF). Et pour les détails complets (graphiques, etc.), ça se passe ici : Étude nationale des jeux vidéo.

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